Dans la Spirale

Qui sont les Éditions du Carnet à Spirale ?

Toute jeune maison d’édition toulousaine, née d’un projet un peu fou porté par trois passionnés.

 

La spécialité des Éditions du Carnet à Spirale ? Le court !

Nous éditons des ouvrages courts entre 20 000  et 30 000 mots. Vous retrouvez donc parmi nos ouvrage publiés, des nouvelles, romans, polars et romans jeunesse courts.

L’équipe éditoriale :

Benoît Bourbon, directeur des collections Roman et Polar

J’attends d’un roman qu’il me remue, me prenne les tripes, me choque peut-être… En tout cas je ne veux pas me dire que j’ai déjà lu cela ou simplement m’ennuyer. Chaque aspirant doit garder à l’esprit que lire, c’est se distraire…

J’ai toujours eu un livre à la main d’aussi loin que je me souvienne. Et l’envie d’écrire.

À l’âge de quinze ou seize ans je découvre L’Amant de Marguerite Duras. Je me rends alors compte du pouvoir des mots.  Il me faudra encore de nombreuses années avant de franchir le pas, avec l’écriture dramaturgique. Puis, je m’attaque au roman.

J’ai suivi le même parcours du combattant que les autres : l’espoir, l’attente et la déception, sans aucun motif qu’une lettre type. Cette édition de masse, forcément déshumanisée, mais aussi exigeante et impitoyable m’a donné l’envie de créer une structure qui essayera d’accompagner tant les « happy few » que les laissés-pour-compte, en leur donnant au préalable une chance d’être lus et également un retour motivé expliquant un refus ainsi que des conseils de re-travail. Car une œuvre n’est jamais terminée. Mettre un point final à un manuscrit n’est que le début d’un très, très long chemin. Être « petit » ne signifie pas être moins exigeant ou lucide.

Publier, c’est prendre un pari, des risques. C’est croire et penser à la pérennité de la maison, car hélas aucun banquier n’est philanthrope…

Marie-Cécile Fourès, directrice de la collection nouvelles et Benoît Bourbon, directeur des collections roman et polar des Éditions du Carnet à Spirale

Marie-Cécile Fourès, directrice de la collection Nouvelles

Un texte doit me faire vibrer. M’émouvoir. Me prendre et me retourner (oui oui !). Me donner envie de ne plus le lâcher. Et puis, parce qu’il faut bien le terminer, continuer d’être dedans, encore longtemps. Avoir envie d’en parler et de le faire lire à plein de monde.

Lire j’ai l’impression que j’ai toujours su. Même avant de parler. Je lisais de tout. Tout le temps. Et partout.

J’étais plus souvent à la bibliothèque qu’à grimper aux arbres. Plus tard, je dépensais mon argent de poche en achetant des livres, des livres et encore des livres.

Un jour le déclic : je passe de l’autre côté (du miroir ?) et j’écris à mon tour. S’en suit un long périple aussi pénible que douloureux avec une question sans cesse en tête : suis-je assez digne d’être éditée ? A priori oui. Comme écrire ce n’est pas un job sérieux, n’est-ce pas, j’ai choisi un pseudo… Et j’ai continué d’autres activités professionnelles ou bénévoles plus nobles (comme animatrice d’atelier d’écriture, chroniqueuse ou encore comédienne et metteur en scène).

Un autre jour un autre déclic : pourquoi ne pas créer une maison d’édition où l’auteur et l’éditeur feraient le chemin ensemble. Main dans la main (ou presque). Pilote et co-pilote. Je conçois donc ce nouveau rôle avec la volonté de devenir guide, accompagnante, conseillère des auteurs que nous aurons choisis.

Je suis particulièrement friande de nouvelles. Non pas que le roman m’ennuie, non j’adore ça, mais les nouvelles me rassasient plus rapidement, qu’elles se suivent ou pas dans un recueil.

Virginie Zapatero, directrice de la collection Jeunesse

C’est dans cette optique là que je découvrirai les manuscrits jeunesse, avec une âme d’adolescente. Une petite note d’éternité en quelque sorte !Virginie Zapatero, directrice de la collection jeunesse des Éditions du Carnet à Spirale

J’ai grandi dans un village isolé en rase campagne. La lecture est très tôt devenue un moyen d’évasion, puis, en grandissant, une passion. Mes études devaient me guider dans les métiers du livre mais c’est l’enseignement qui l’a emporté. Et le rêve de travailler dans l’édition a gentiment été mis de côté au profit de mes élèves.

C’est donc avec un plaisir infini que je rejoins l’aventure, dans la collection « jeunesse ». Un lectorat que je connais bien… Intransigeant, difficile à sortir d’autres occupations « moins barbantes » ! Mais qui peut se révéler passionné et entier quand il trouve satisfaction.

 

©photos de Frédérick Lejeune et Benoît Bourbon / Logo de Joe Massot