La Story de Dominique Terrier

Découvrez la Story de Dominique Terrier, l'auteur du polar Tuez-moi demain édité aux Editions du Carnet à Spirale
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Dominique Terrier, auteur de Tuez-moi demain édité aux Éditions du Carnet à Spirale

Les Stories de la Spirale.

Que peut bien faire une maison d’édition pour vous faire découvrir ses formidables auteurs ?
Nous nous sommes creusés la cervelle un certain temps pour trouver un moyen original de le faire et nous avons fini par trouver : à la façon d’un écrivain justement !
Dominique Terrier  a accepté de jouer le jeu et de se découvrir sous un jour nouveau à travers sa STORY. Pas tout à fait son histoire et pourtant si proche, vous en saurez un peu plus sur son univers. Vous découvrirez comment il a rencontré les Éditions du Carnet à Spirale. Vous en saurez beaucoup et pourtant, il vous en restera tant à découvrir. Comptez sur nous pour vous y aider…

La Story de Dominique Terrier : Épisode 1

 

— Les carnets à spirale, c’est terminé, foi de Dominique ! lança Dominique Terrier en exultant devant son tout premier PC et la page Word qui venait de s’ouvrir.

Loin de l’affoler, cette page blanche sur l’écran l’appelait. Il commença à taper avec deux doigts les quelques mots qui lui tournaient dans la tête depuis quelques jours. D’aussi loin qu’il se souvienne, les mots avaient toujours été ses amis, il les couchait sur papier, cahier, carnet depuis son enfance. Il jouait avec, les tournait, les retournait, les manipulait en tous sens, en quête d’affirmation de son style : son Saint Graal d’écrivain. Les histoires, on les connaît toutes. Rien de nouveau sous les néons de son usine ou d’ailleurs, mais le style, le style change tout, magnifie tout, dérange, percute, éclaire ou assombrit. Oui, Dominique voulait avoir son style pour pouvoir parler de la banalité avec fracas, éclairer les palots, et faire beaucoup de bruit pour rien.

Les mots et ses idées, longtemps il les avait gardés pour lui et sa famille, mais avec son ordinateur, rapidement, il s’était mis à Internet. Grace à son fidèle destrier noir à touches relié par Bluetooth et répondant au doux nom de Christian – ça fait moins con de se parler tout seul quand on a baptisé le clavier – il s’était mis à glisser de sites en sites jusqu’à tisser sa toile sur Atramenta pour y poster ses errances verbales et ses chroniques.
C’est qu’il avait des choses à raconter, des émotions à partager, des boutades à sortir de lui, des encouragements à recevoir. Et ils étaient venus à lui, tout naturellement. On le reconnaissait maintenant grâce à son style et à son humour incisif.

« Quand les onze coups de minuit retentissent, il est temps de remettre les pendules à l’heure ». En écrivant cette phrase, Dominique sentit qu’il était temps qu’il les remette effectivement à l’heure. Si toutes les histoires avaient déjà été écrites, il en avait pourtant une qui lui trottait dans la tête depuis un certain temps. Son goût pour les polars qu’il dévorait, le style fleuri de Frédéric Dard et les dialogues à la Michel Audiard aiguillonnaient son imagination. Un certain Poulbot et ses potes demandaient à exister, agrémenté de steaks bien saignants, de balles pétaradantes et de poings nerveux.

 

La Story de Dominique Terrier : Épisode 2

 

L’usine, c’est l’enfermement. Écrire, c’est la liberté. Dominique se libérerait chaque jour avec une constance à faire pâlir la plupart des écrivains les plus connus.

— T’écris toujours ? demanda son collègue avec une pointe de respect.

Dominique referma son casier avec un petit sourire en coin.

— Oui, toujours.
— Et du coup, si on t’accorde ta pré-retraite, tu vas pas te mettre à la pêche ou à la pétanque ?
— Non, pas de pêche et encore moins de pétanque. Je voyagerai et j’écrirai ou bien je voyagerai en écrivant ou bien encore j’écrirai pour voyager.
— J’comprends rien à ce que tu dis.
— C’est pas grave. Je veux juste recevoir cette fichue lettre et quitter l’usine pour de bon.
— On quitte jamais l’usine, marmonna son collègue en mettant ses mains dans ses poches. On est ouvrier toute sa vie.
— J’espère bien ! Une usine à mots !
— Ah là, je comprends !

Mais l’attente était longue. Surtout maintenant que Poulbot vivait sa vie tout seul. Il avait trouvé une petite maison d’édition prometteuse au hasard de ses visites sur Facebook, les Éditions du Carnet à Spirale, et il l’avait envoyé, sans grand espoir. Il allait être refusé. Qui voudrait d’un ouvrier dans son pool d’auteurs ? Sauf qu’il se mentait. Bien sûr qu’il y croyait un peu. Il avait la trouille au ventre d’être rejeté, était tout autant terrifié à l’idée d’être choisi, angoissé à l’idée que peut-être sa pré-retraite lui serait refusée, bref, il était d’une humeur de pitbull et motivé comme un bagnard au moment de mettre sa carte dans la pointeuse.
En ce matin du 1er décembre 2016, il fit une rencontre peu propice à lui rendre le sourire alors qu’il partait chercher le Fenwick sur lequel il allait travailler presque toute la journée : son chef d’équipe.

— Tiens, lui dit celui-ci en lui tendant une enveloppe, je pense que ça devrait t’intéresser.
Ce devait être la convocation à l’entretien annuel ou, autrement dit et comme il avait l’habitude de la nommer, la séance de toucher rectal annualisé. Il ralentit à peine le pas, la prit et continua sur sa lancée.
— Ben, tu l’ouvres pas ?!
— Bah, tu me connais, j’aime faire durer le suspense, répondit Dominique en agitant la lettre au-dessus de sa tête.
— Dominique !
— Quoi ? maugréa-t-il en faisant volte-face vers son chef.
— Ouvre-la cette enveloppe, dit-il en la lui montrant du doigt.
— Mais je sais déjà ce qu’il y a dedans !
— Non, tu ne le sais pas!

 

La Story de Dominique Terrier : Épisode 3

 

Dominique comprit que cette misérable enveloppe blanche, un peu chiffonnée aux entournures, contenait le précieux sésame vers une nouvelle tranche de vie.

Les doigts mal assurés, il la décacheta sous le regard amusé de son chef. Une lecture fébrile en diagonale lui annonça officiellement la quille pour le début de l’année 2017. Il releva la tête avec un sourire de bambin à qui on annonce un voyage à Disney World. Son supérieur lui laissa une poignée de secondes pour apprécier sa chance avant de se camper devant lui, les mains sur les hanches. il dit avec un grand sourire :

— Bien, maintenant, au boulot, et vite fait ! Si tu crois que je vais te ménager parce que t’es officiellement sur le départ, tu te mets les doigts dans l’œil.

Dominique exécuta un rapide salut militaire et fila en vitesse sous les invectives factices de son chef.

Il était tellement heureux et léger qu’il failli en oublier de mettre sa ceinture de sécurité sous le regard attentif du chef, qui là, ne plaisantait plus. Un peu de sérieux Dominique se morigéna-t-il. Il ne faudrait pas que tu aies un accident à un mois de la retraite. Histoire de se libérer l’esprit, il envoya un SMS à sa femme et ses enfants pour leur annoncer la bonne nouvelle, puis rangea son téléphone dans la poche de sa combinaison avant de faire démarrer l’engin.

L’appareil vibrait régulièrement contre sa poitrine : les réponses à son SMS. En souriant, il fit son possible pour se concentrer pendant qu’il déplaçait plusieurs tonnes puis alla se garer loin du regard de la plupart de ses collègues. Il s’autorisa à vérifier rapidement la liste des messages quand un nom apparut auquel il était très loin de s’attendre. Sa respiration se bloqua dans sa poitrine alors qu’il rappelait son correspondant.

— Bonjour, ici Dominique Terrier, dit-il d’une voix qu’il essaya d’affermir tant elle lui semblait chevrotante.
— Bonjour ! Ah oui. Merci de me rappeler si rapidement.
— Euh, de rien, c’est normal, répondit-il tout en sachant que son chef d’équipe ne serait pas tout à fait de son avis sur le sujet.
— J’ai le plaisir de vous annoncer que votre Poulbot a été largement plébiscité par notre comité de lecture.
— Quoi ?
— Votre polar a été choisi.

L’interlocutrice partit d’un grand éclat de rire.

— Ce n’était pas prévu. On va être obligé de rajouter une collection polar rien que pour vous, dites donc !
— Quoi ?

Grand soupir à l’autre bout de la ligne.

— Monsieur Terrier, les Éditions du Carnet à Spirale vont vous pu-bli-er.

S’en suivit une conversation qui tomba directement dans un trou noir. La première pensée cohérente qui lui vint, cinq bonnes minutes après avoir raccrocher, fut : Et dire que j’avais juré mordicus de ne plus jamais toucher à un carnet à spirale de ma vie !

Story imaginée et écrite par Muriel Roger (MU) avec l’aimable complicité de Dominique Terrier

 

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Couverture du roman Tuez-moi demain de Dominique Terrier publié aux Editions du Carnet à Spirale

En savoir plus sur Dominique Terrier et son roman Tuez-moi demain

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*Cette liste ne sera utilisée que pour vous avertir de la disponibilité du livre sous format broché et/ou e-book.